Une matinée en commun (Namur, 2018-06-27)


#1

Journée du 27 juin 2018

Le compte-rendu de cette réunion est disponible sous forme de wiki afin que les participant·e·s puissent y adjoindre leurs notes et ajuster les commentaires : Une matinée en commun (Namur, 2018-06-27).

Horaire

09:00 (Europe: Brussels) :arrow_right: 13:00 (Europe: Brussels)

Lieu

Participant·e·s

Merci de cocher la case correspondante pour donner une idée de la fréquentation. Je compte 3 personnes supplémentaires, selon les invitations spontanées, qui n’ont pas été invitées à ce sujet.

  • Oui, je serais présent·e
  • Non, je ne peux pas venir

0 voters

Objectifs

Cette liste est une proposition : si vous voyez d’autres points à aborder, merci des les indiquer dans les commentaires.

Présentation du projet

Durée estimée : 30 minutes

  • L’API d’Incommon : pour quels besoins ? Après une présentation des possibilités de l’API, les participant·e·s indiqueront les détails de leurs pratiques de données géolocalisées et préciseront leurs attentes.
  • Choix techniques : s’il y a parmi les participant·e·s des technicien·e·s, nous passerons en revue les choix techniques pour créer et maintenir l’API, pendant la saisie des données (voir point suivant).

Prise en main de la publication des données

Durée estimée : 2 à 3 heures

  • Introduction aux modèles de données : on prendra soin de comparer la proposition de modèles issue de Dewey Maps et inspirée d’autres sources, avec les besoins réels des participants.
  • Clarification et révision du guide-prototype dans #shared-resources : on étudiera de près comment il est possible dès aujourd’hui d’ajouter des ressources qui seront prises en compte par l’API. Le cas échéant, on adaptera le prototype.

Orientation communautaire

Durée estimée : environ 1 heure

  • Tour de table sur les engagements avec la communauté : Incommon se veut un projet collectif, aussi nous évaluerons nos forces pour engager les milieux associatifs demandeurs de cartographie des communaux.
  • Préparation d’événements (carto-parties…) : c’est une invitation à répertorier les événements de l’été et envisager des événements communs ou complémentaires dès la rentrée pour faciliter l’intégration des différents groupes formant le collectif Incommon.

Nous pourrons ensuite déjeuner ensemble pour clôturer la session.


INCOMMON::API Version 0.1.0
#2

Prise de notes
https://annuel.framapad.org/p/InCommonNamur27juin2018


#3


#4

Compte-rendu

Participants

Nous partageons de l’ordre du jour puis un tour de présentation.

Présentation du projet IN COMMON

Il ne s’agit pas d’un produit mais d’un processus. Incommon développe des logiciels libres (sous licence AGPL) et des données libres (structure de la base de données sous licence ODbL et contenus à préciser : CC-BY-SA-4.0, DbCL, Free Art License) afin d’identifier, promouvoir et défendre les communaux. L’intérêt majeur est de fournir ce service aux utilisateurs notamment associatifs, pour soutenir des collaborations entre acteurs de la transition (voir #welcome:transition-actors).

L’éthique du projet se reflète dans la charte qui est très importante: About In Common : Principes de base. Elle précise la notion de commun – à terme il faudra penser un système de gouvernance pour s’assurer de favoriser la collaboration et pas l’appropriation.

Les logiciels libres sont des outils pour nous émanciper, pas nous contraindre : l’investissement des non-techniciens est essentiel au développement des logiciels. Les objectifs techniques sont la mutualisation des données, notamment de réfléchir ensemble aux nomenclatures communes, et la coopération technique afin de partager les capacités techniques, réduire la maintenance et assurer un hébergement mutualisé des serveurs.

Nous effectuons ce travail collectif sur https://talk.incommon.cc/ y compris pour organiser des réunions et ateliers tels que celui-ci. La plateforme se veut également un lieu d’échange associatif qui fait défaut – outre sa qualité technique et la réponse à une demande récurrente, l’API d’Incommon ne fait sens qu’au travers d’une large participation des personnes concernées (“masse critique”).

Clarifier les enjeux de données disponibles dans l’API d’Incommon : nous travaillons avec des données publiques ; les données personnelles éventuelles sont chiffrées (par exemple les adresses de courrier électronique qui sert de nom d’utilisateur aux personnes représentant les Agents responsables de Ressources, etc.). Les partenaires d’Incommon ne devraient donc pas avoir de difficultés à partager leurs données ni à utiliser les données fournies par autrui par l’intermédiaire de l’API.

Présentation des besoins cartographiques des participants

Tour de table…

1. Audrey

  1. Audrey présente les besoins de https://www.res-sources.be (plus de 60 entreprises)
    • Cartographie précise des acteurs du monde des ressources et de la revalorisation : aujourd’hui l’outil utilisé est obsolète malgré la nécessité d’encoder de nouvelles données.
    • On veut pouvoir indiquer le positionnement de l’utilisateur (acheter ou donner) et indiquer le type de biens proposés ou disponibles, ainsi que des méta-données sur les ressourceries : horaires d’ouverture, prix, conditions de reprise…
  2. Audrey présente les besoins dans le cadre de W#D :
    • Des filtres sur l’économie sociale, les membres de Res-sources, les labels de qualité, les types de bien
    • Recenser 850 initiatives (500 pour l’instant) disposées à accepter une charte qui les engage à maintenir leurs données – gros travail relationnel, notamment auprès des initiatives les plus humbles qui ne disposent pas nécessairement des moyens techniques ou humain pour assurer ce suivi.
    • Finaliser un outil de communication (vidéo) pour valoriser la récupération.
  • Question sur l’état d’avancement de la cartographie en septembre
    @how propose une approche utilisant la cartographie sur talk.incommon.cc qui permettrait dès aujourd’hui d’intégrer et de valoriser les données – l’API est prévue pour octobre, donc encore fragile en septembre.

  • Question de la responsabilité des informations
    @how propose une alternative au modèle qui impose au sujet de la donnée de maintenir à jour les données qui le concerne : un Agent qui serait responsable de la validité des données au long cours ; cela pourrait être le sujet lui-même mais en général la personne ou l’organisation qui fournit la donnée au départ ; concernant la tenue à jour des données, on espère que les sources sont à jour, toutefois à l’usage on doit permettre la correction des données et la notification des Agents et sujets pour vérification.

2. Kim

Kim fait un travail de référencement exhaustif sur les circuits courts dans la province de Liège. Elle se propose de cartographier l’ensemble de la filière (producteurs, intermédiaires, consommateurs) selon deuxx typologies :

  • Acteurs qui travaillent directement avec l’alimentaire (filière alimentaire)
  • Acteurs en lien avec l’alimentaire sans être directement actifs (facilitateurs)

Au regard des données, Kim pose les questions de l’exhaustivité, le respect de la vie privée, la nature de la transition, l’existant en Wallonie et les types de modèles de transition.

Kim rassemble des données en provenance de nombreuses sources, notamment sous forme de fichiers de tableur et cherche à établir des modèles intégrés dans le but d’analyses relationnelles et temporelles (pour comparer les situations maintenant et dans trois ans).

3. François-Olivier

  • Le réseau Transition souhaite aussi présenter une carte thématique, similaire à l’approche utilisée pour W#D.
  • Les cartes peuvent être personnalisées pour :
    • présenter des données locales dotées d’une classification différente de la carte principale
    • opérer des changements d’échelle (en associant des données et classifications spécifiques) et des changements de lentille (passer d’une classification à une autre)
  • Besoins:
    • éditer les points
    • créer sa propre carte et l’intégrer facilement dans une page quelconque (<iframe>, <script> – par simple copier-coller)
    • pouvoir tagger les initiatives (indépendamment de la classification) – question du contrôle de la taxonomie

4. Adrian

Adrian présente les besoins du projet de site mutualisé de l’économie sociale, coordonné par ConcertES, en partenariat avec SAW-B, le CES et Econosoc.

Objectifs du projet:

  • Communiquer autour des valeurs de l’économie sociale :
    • véhiculer une image positive du secteur (remédier au manque de notoriété de l’économie sociale)
    • créer une portail (de promotion et d’adhésion) de référence
    • susciter l’adhésion aux pratiques et aux valeurs de l’économie sociale.

Le positionnement de Concertes est “institutionnel” dans le sens qu’il s’adresse aux consommateurs, aux entreprises et aux pouvoirs publics.

Parmi les contenus du site internet, un annuaire vise à encourager la consommation des biens et services produits par les entreprises d’économie sociale.

Concertes a lancé l’observatoire de l’économie sociale (OES) basé sur des informations de la banque centrale des entreprises, de l’ONSS et de la Banque Nationale de Belgique, retravaillant ces données chaque année pour les rendre lisibles et pertinentes pour le secteur de l’économie sociale. Par exemple, la classification NACE est inadaptée pour la communication aux non-spécialistes ; l’accès aux informations n’est pas toujours aisé – nous parlons de 11000 entreprises en Wallonie et à Bruxelles dont 95% d’ASBL).

Un “périmètre” de 1500 entreprises formant le noyau dur de l’économie sociale a été élargi à 11000, qui représentent 12% de l’emploi en Belgique francophone.

4 critères de l’économie sociale

  1. Finalité sociale (statut juridique : ASBL - fondations - entreprises à finalité sociale - mutuelles - coopératives CNC)
  2. Autogestion
  3. Limitation dans la redistribution des revenus
  4. Gouvernance participative

Objectifs de l’annuaire :

  • Alimenter In Common avec les 1500 entreprises d’économie sociale du périmètre restreint de l’OES.
  • S’assurer que les 1500 entreprises sont bien référencées avec données à jour (aspect collaboratif)
  • Disposer d’un iframe de l’API intégrable au site mutualisé pour octobre, de préférence pour septembre.
    Budget du projet : 20k
  • Dans un second temps, élargir petit à petit le périmètre aux 11000 entreprises d’ES répertoriées.

To do :

  • Déterminer avec l’observatoire quels sont les éléments de la base de donnée qui pourraient être partagés.
  • Trouver un prestataire commun pour se charger du traitement des données.

À suivre…

Question des budgets : de nouveaux budgets pourront être alloués à Incommon ; il faudra réfléchir comment en discuter de façon transparente.

Nous réfléchissons à l’investissement dans des équipes de développement sur le long terme : affecter des budgets relatifs à des gens qui s’inscrivent dans le développement du projet plutôt que des prestataires sans relation.

Cet été nous prévoyons des temps communs réguliers tous les 15 jours sur la plateforme et en visio- ou audio-conférence pour évaluer la progression des uns et des autres, qui déboucheront sur des réunions et ateliers publics dès fin septembre.


#5

J’ai copié-collé puis mis en Markdown le contenu du pad mixé à mes propres notes dans le compte-rendu (wiki) ci-dessus.

Merci à nous 6 pour la présence et l’intérêt ! N’hésitez pas à amender le compte-rendu et continuer la conversation.


#6

Merci pour le compte-rendu ! J’ai ajouté qqs précisions pour ConcertES.