Mouvement Pays vert et collines

Mouvement Pays vert et collines

Description du site menacé et menaces :
Dans la région rurale du « pays vert », l’implantation du parc Pairi Daiza et surtout sa croissance exponentielle avec une mobilité qui se fait quasi exclusivement en voiture pose des problèmes, tant au niveau local (respect des autres fonctions du territoire – habitat, agriculture, patrimoine et nature « locale » et intégration du parc dans l’environnement) que global (pollution de l’air, réduction des émissions de gaz à effet de serre, pollution des eaux, emprises sur les terres et bétonnage de surfaces autrefois agricoles).
En matière de mobilité, la solution promue par la région et le parc d’attractions semble être encore et toujours la construction de nouvelles routes d’accès et plus de place aux voitures sans développer et rendre effectives des alternatives réelles à celle-ci.
Des collectifs citoyens luttent contre la construction de nouveaux tronçons routiers et pour un développement durable et participatif. Ces groupes veulent préserver le caractère rural et agricole de leur région et exigent que la mobilité soit réfléchie, étudiée et développée en toute transparence, dans l’intérêt de toutes et tous, en respectant l’environnement et la démocratie.
Les collectifs citoyens Pays vert – Brugelette et Gibecq ne sont pas opposés au contournement du village de Gages (1ère phase du projet de tracé), dans la mesure où il correspondrait à une demande des habitants de Gages très impactés par le développement du parc Pairi Daiza et par le trafic que celui-ci engendre. Par contre, les collectifs sont fortement opposés à la poursuite de ce contournement au-delà de la N523 (rue de Silly) jusqu’à la N7 par la construction d’une nouvelle route. Ils revendiquent les points suivants :

a. Une étude d’incidence sur l’environnement et sur la mobilité de tous. Des citoyens considèrent que le projet de nouvelle route porte atteinte au cadre de vie et à la faune et la flore de leur région rurale. Ils s’interrogent également sur l’absence d’étude d’incidence sur l’environnement complète concernant les projets de route et de développement du parc Pairi Daiza (hôtellerie pour 2000 lits, nouveaux parkings, 6 nouveaux mondes – 300 millions investis en 5 ans et un objectif de 3 millions de visiteurs). Malgré un relevé des flux de véhicules autour du parc Pairi Daiza basée sur les données de l’opérateur Orange, il n’y a pas eu d’étude de mobilité globale sur la région. Pour ceux qui vivent dans les communes voisines du parc, le tracé proposé par les autorités politiques et le parc ne prend pas en compte la globalité des problèmes de mobilité et néglige certains flux, certaines données. L’augmentation prévue du nombre de visiteurs, couplée à l’appel d’air que les nouvelles routes provoquent sur le trafic routier local et au fait que les GPS continueront à amener les visiteurs sur les routes secondaires, font craindre qu’une route supplémentaire renforce le problème de densité du trafic plutôt que de l’atténuer. Aussi, le tracé privilégié par les pouvoirs publics est plus coûteux que celui proposé par les collectifs, qui estiment le coût des 3 phases à + / 20 millions €.

b. Une promotion concertée des modes de transport alternatifs à la voiture. Ce cas témoigne d’un manque de vision politique sur le long terme, qu’imposent pourtant les défis climatiques et environnementaux. Le développement promu par la région est basé essentiellement sur la hausse du trafic routier (voitures et camions), qui augmente les rejets de gaz à effet de serre (+ 32 % en 2016 depuis 1990 pour la Wallonie) et de particules fines dans l’air. Des alternatives à la voiture sont à développer pour accéder au parc de loisir. Une gare SNCB se trouve déjà à proximité immédiate du parc.

c. De la transparence et une concertation réelle. Pour les collectifs, ce tracé paraît être la somme des intérêts de chaque bourgmestre (décidant souvent seuls) et des intérêts commerciaux du parc. Il est pour eux essentiel que leurs voix, ainsi que celles de toutes les personnes impactées par ces projets, soient entendues et prises en compte.

d. Le respect du caractère rural et agricole du Pays vert. Le tracé a une emprise réelle sur les terres agricoles: on parle d’une dizaine d’hectares pour les phases 1 et 2 du tracé projeté. Des terres disparaissent chaque année (urbanisation, extension de zonings, routes…) alors que nous vivons dans une région caractérisée par un réseau routier parmi les plus dense d’Europe. Les collectifs souhaitent limiter l’emprises sur les terres via l’utilisation des voiries existantes (notamment les routes N523-N57-N7 qui contournent déjà les cœurs des villages de Gibecq et Silly) et des aménagements empêchant le trafic de transit de traverser les villages.

Projet alternatif :
Les collectifs demandent que les projets actuels d’extension du parc Pairi Daiza fassent l’objet d’une étude d’incidences sur l’environnement complète intégrant des mesures pour respecter l’environnement (épuration des eaux, gestion des déchets, consommation de ressources, emprise sur les terres, …) et une étude complète des solutions de mobilité et un plan de mobilité sur toute la région. Comme précisé ci-dessus, les collectifs souhaitent l’arrêt du tracé du projet de route d’accès au parc à sa phase 1 et l’utilisation au maximum des voiries existantes. Pour la phase 1 du tracé qui pourrait être construite, ils demandent de l’intégrer au mieux avec le PCDR (Plan communal de développement rural) et les réseaux de mobilité douce (sentiers pédestres /cyclables) des villages.
Plus globalement et dans un souci de transition écologique, ils demandent de développer de réelles alternatives à la voiture et d’aller vers une réduction du trafic routier. De nombreuses possibilités sont là et qui prises ensemble peuvent faire la différence en matière d’émission de GES, de pollution (et de santé de tous): l’utilisation optimale des gares SNCB, des offres plus attractives et plus fréquentes, des parkings de dissuasion, une offre de navettes à partir des gares, des parcours vélo et vélos à disposition…
Enfin avec d’autres associations locales (Tout autre chose – Ath, Pays vert et collines, Ath en transition, différents GAS, l’écomusée des collines, les amis de la terre, …) et collectifs de la région au sein d’un mouvement « Pays vert et collines », les collectifs souhaitent développer et soutenir des initiatives locales qui vont dans le sens d’une réelle transition.

Sur internet :
Contact mail: Collectifpaysvert at gmail point com