Mardi en commun dernière minute 12-11

Mardi en commun dernière minute 12/11/19

Horaire

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10:00 :arrow_right: 13:00

Lieu

Hacklab Brussels

Participant·e·s

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Objectifs

Rencontre ouverte autour des questions de cartographie et de bassins versants

Faire pays dans le pays à partir d’une carte des bassins versants

Durée estimée : {1h30 minutes}

  • Extraits choisis du manifeste des Actrices et Acteurs des Temps Présents :

“Faire pays dans un pays suppose également d’installer un récit commun (pour ne pas dire un récit du commun) qui, partant des rues et des quartiers en cours de dépossessions diverses, s’inscrive dans un ensemble qui les comprenne et les dépasse. Il serait par exemple tentant, l’eau étant le premier de nos communs et sans doute celui dont l’appropriation conduit le plus directement à des situations belliqueuses, de redessiner la carte en fonction des fleuves qui traversent paysages et territoires. Cette perspective, cette mise en aval, permet sinon de quitter au moins de redéfinir le cadre national – le cadre État-national pour mieux dire – et autorise à repenser radicalement les relations des communautés se trouvant sur le cours d’un fleuve ou sur les rives d’un de ses affluents en fonction de l’existence d’une ressource commune. Les bassins versants des fleuves, avec leur réticulation d’affluents et de sous-affluents, proposent en tout cas une architecture et une articulation propres à renouveler le regard et à susciter du rêve politique.
Il amène à penser l’utopie en dehors d’un empilement de propositions « citoyennes » dont nous ne pensons pas qu’elles constituent des contre-dispositifs propres à fabriquer des situations nouvelles et inédites.
Nous ne voulons pas commettre l’erreur usuelle de considérer que toute initiative est bonne à prendre et constitue en soi la preuve d’un changement en cours. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous estimons qu’il n’y a pas d’automaticité pour que les alternatives qui se développent et essaiment aujourd’hui un peu partout et dans tous les domaines soient vertueuses en soi et puissent être mécaniquement portées au compte des propositions émancipatrices.
Nous formulons plutôt l’hypothèse qu’elles ne peuvent le devenir qu’en s’emparant des questions de la domination et de la souffrance, sans quoi elles ne seraient jamais qu’un laboratoire commode et gratuit de plus conduisant à de nouvelles pratiques et de nouvelles productions néo-libéralisables. Ou si l’on veut, elles ne seraient jamais qu’une autre façon de faire le même argent. La guerre qui nous est déclarée ne nous permet pas de nous tromper de convergences. Et les alliances que nous devons passer ne doivent pas encourager la reconduction et la reproduction, même menées de façon plus sympathique, de processus aliénants et asservissants.”

Pour recréer un pays dans le pays, les AAdTP marchent à la rencontre des personnes et des collectifs en lutte sur le terrain dans différents localités proches, en traversant physiquement des espaces qui englobent plusieurs bassins versants.
Ici les luttes pourraient s’identifier entre elles par d’autres référents géographiques que les habituelles divisions administratives (secteurs statistiques, communes, régions, …).

Travail en cours sur Qgis à partir des données géographiques du service public de Wallonie, comme celles des bassins versants et du réseau hydrographique.

Organiser les bases de données pour pouvoir faire des requêtes croisées dessus dans le cadre d’assemblées participatives.