Etat des lieux, IN COMMON / DREAM, Quel projet?

État de la situation

En 2018, dans la mouvance des différentes cartographies des communs, dont Dewey Maps, petites singularités à initié en Belgique le collectif IN COMMON réunissant de nombreux acteurs des communs. IN COMMON a porté plusieurs initiatives:

  • La mise en place et le maintien du forum IN COMMON permettant les échanges entre les différents acteurs de la cartographie des communs, et son adoption assez large.
  • La remise en ligne des données de Dewey Maps avec une nouvelle interface sécurisée.
  • La définition et l’implémentation d’un modèle défini pour l’organisation des données des communs.
  • La mise en place d’une API permettant à d’autres partis de requérir les données et aux sources de les mettre à jour.
  • La participation aux organisations collectives engageant les acteurs de la cartographie des communs notamment au sein de l’ESS.

En 2021, IN COMMON a prit un nouveau tournant alors que se met en place le projet DREAM qui engage IN COMMON, Open Engiadina et P2Pcollab. Dans le contexte de DREAM, pukkamustard, auteur de la spécification d’encodage robuste pour le stockage de données figées ERIS, a développé la spécification Distributed Mutable Storage (DMC) permettant le stockage de données distribuées et leur synchronisation sans conflits selon le principe des CRDTs basées sur des opérations.
IN COMMON prend un nouveau tournant en proposant un vocabulaire RDF dédié.

Que propose IN COMMON

IN COMMON est une communauté qui se rassemble pour la diffusion d’un standard pour collaborarer autour des données géolocalisées des communs, permettant l’archivage décentralisé de ces données et leur partage au sein de différents projets cartographiant les communs.

IN COMMON propose une approche collaborative pour faciliter l’identification (la reconnaissance) des ressources, la qualification des données les concernant et leur réutilisation quelle que soit l’application ou la base de donnée sous-jacente, en assurant l’interopérabilité avec les applications de cartographie existantes.

Pour l’identification, IN COMMON propose d’assigner (ou reprendre) une UUID fixe pour les données des communs, qui reste stable à travers les historiques de modification des données (révisions). Dès lors les données ne dépendent plus d’un nom de domaine ou d’une base de données particulière mais peuvent être addressées globalement par une URN.

IN COMMON propose différentes vues possibles concurrentes des données (des versions); IN COMMON intègre des systèmes de vérification automatique et de validation des champs (nom, adresse, numéro de téléphone…) et permet également d’envisager un service de surveillance et de confirmation de la validité de certains champs ; lorsqu’une donnée existe sous plusieurs formats, une modération humaine est nécessaire, aboutissant éventuellement à plusieurs versions d’une même ressource sous une même UUID, qui relie ses différentes représentations à travers toutes les applications les utilisant.

IN COMMON propose un modèle RDF en cours de dévelopement afin de partager un standard au sein de la communauté de l’ESS et des communs. Ce vocabulaire permettra de faciliter la maintenance d’une haute qualité des données et d’une convergence des approches en commun (sans pour autant ôter à chaque partenaire sa spécificité). Les champs « en commun » sont validés selon des règles SHACL qui offrent un moyen simple pour toutes les applications utilisant IN COMMON de valider des champs ou de reprendre des données déjà validées.

L’approche d’IN COMMON permettra à terme de faciliter la déduplication des données ainsi que leur enrichissement collaboratif.

Que propose DREAM

DREAM associe IN COMMON avec des protocoles définissant des réseaux pair à pair et des modèles de partage de données décentralisées. DREAM vise une démo présentant un MVP qui intégrerait le RDF de IN COMMON dans différentes bases de données répondant à la spécification DMC.

Comment utiliser DMC dans ce contexte.

DMC permet aux différents acteurs des communs de partager leurs données à partir de serveurs distribués, diminuant d’autant la charge administrative et le coût des serveurs qui se trouvent répartis entre tous. DMC est la spécification qui permettra de véritablement décentraliser les données des communs ; pour en faire un usage effectif, nous avons besoin de rassembler la communauté des développeurs concernés et de s’accorder sur une manière de faire, sans doute par le biais d’implémentations modèles, d’ateliers et la diffusion de documentation.

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