Collectif Hondelange

Collectif Hondelange

Description du site :
Le site visé (45 ha) est constitué exclusivement de bonnes terres agricoles dont plus de 80% sont des terres labourables. Il faut savoir que le territoire de la province du Luxembourg est composé de 52% de forêts, de 15% dédiés à l’urbanisation, route, zoning,… et de 33% dédiés à l’agriculture. La surface dédiée à l’agriculture est composée de 86% de prairies obligatoires en raison de la couche arable trop peu profonde, de la présence de roche, de zones humides ou de trop fortes déclinaisons et seulement 14% des terres agricoles est constituée de terres labourables permettant la culture, soit moins de 5% du territoire de la province de Luxembourg. Les terres menacées à Weyler-Hondelange constituent donc une ressource rare qu’il faut préserver. Ce site est exploité aujourd’hui à +/- 50 % en agriculture biologique et est entouré de nombreux captages en raison de la nappe phréatique bien alimentée en son sous-sol. Sachant qu’il faut entre 100 et 500 ans pour générer 1 cm de terre arable1 on prend conscience de sa valeur, du fait qu’elle constitue nourricière limitée et non extensible. Sacrifier de la terre arable de qualité se situe à l’opposé de tout développement durable.
Menace :
Le site est menacé par un projet de zoning, un parc d’activités économiques mixte et industriel. A l’automne 2013, l’intercommunale IDELUX a introduit une demande de révision du plan de secteur en vue de la création d’un parc d’activités économiques. Pour l’intercommunale, ce site est idéalement situé, il est longé par la route des Ardennes (N81), à cet endroit une des routes les plus fréquentée de Wallonie et par l’autoroute E411 également très fréquentée, pour ne pas dire saturée. Il n’y a que très peu de déclinaison, le site est propre, non pollué, d’où des coûts d’aménagement relativement limités, pas de coûts de dépollution, propriété de multiples personnes privées, donc pas d’entrave à une expropriation. C’est donc un emplacement très intéressant qui devrait permettre de réaliser de belles plus-values entre une expropriation à prix agricole et une revente à prix commercial élevé en raison de sa visibilité et proximité du Luxembourg.
Projet alternatif :
L’argument avancé pour motiver le projet n’est pas la réalisation de plus-values financières mais la création d’emplois. Bien qu’il existe toujours des disponibilités sur d’autres zonings de la région, quand bien même il faudrait dédier de nouveaux terrains à des activités économiques ou industrielles pour créer de nouveaux emplois et non pas d’en déplacer, il existe des alternatives qui se trouvent également à proximité ou contre l’autoroute E411, à +/- 4 km du site menacé. Par exemple, une ancienne sablière à Schoppach Arlon, propriété de la ville d’Arlon (+/- 30 ha) qui a servi notamment de décharge, d’où coûts de dépollution, le site des anciens ateliers du chemin de fer à Stockem (plus de 30ha), à assainir, le site de la gare ferroviaire de triage à Stockem, à assainir, le camp militaire du Lagland (+/-2400 ha) traversé par l’autoroute constitué principalement de terrains sablonneux stériles.