About In Common : Principes de base


#1

La charte d’IN COMMON s’appuie sur les principes de “mapping as a commons” (Transformap). Elle les résume en 5 principes généraux :

I. visée de bien commun : IN COMMON sert à documenter les communs et le commoning et à fédérer les communautés qui en assurent la promotion et la défense. Cet effort de documentation se base sur un travail de géographie humaine. Sont considérés comme “collectifs de commoning”, tous les collectifs qui respectent les 4 principes fondamentaux de l’ES.

  1. finalité sociale : le service à la collectivité (et non le profit)
  2. autonomie de gestion : l’association s’administre elle-même, se gouverne par ses propres lois… et dispose d’un haut dégré d’indépendance v/v des pouvoirs subsidiants et des puissances du marché.
  3. gestion démocratique : les membres du collectif ont un droit de regard sur la gestion de l’association, et prennent une part active aux décisions qui les concernent (“une personne, une voix”).
  4. primauté du travail sur le capital : " utilisation des excédents pour le développement de l’activité, rémunération limitée du capital, limitation ou absence de plus-value lors de la cession de parts de capital, amélioration des rémunérations et des conditions de travail, répartition de tout ou partie des bénéfices entre les membres associés sous forme de ristournes ou d’autres avantages, mises en réserve pour des investissements futurs, affectation à d’autres projets à finalité sociale , etc. " (voir : concertES)

II. indépendance : IN COMMON doit faire en sorte que les communautés concernées assurent par elles-mêmes la production et la mise à jour des données. Pour ce faire, IN COMMON doit multiplier les moments de concertation qui permettront aux communautés concernées (commoners) de s’accorder sur la méthode et les objectifs à poursuivre, de garder le cap.

III. inter-dépendance : pour éviter de devenir une initiative insulaire et isolée, IN COMMON doit adopter des taxinomies ouvertes et mettre en commun des données de façon à les mutualiser et à assurer une forme d’interopérabilité entre différents systèmes de cartographie citoyenne : localement il s’agit de cartes telles que la carte RCR ou celle des GASAP, et globalement, il s’agit d’initiatives telles que Transformap.co et Civics.es.

IV. information libre : IN COMMON doit maintenir le code libre et documenté (licence AGPL, disponible publiquement sur git) et les contenus en libre accès (licence ODbL et API publique). Les utilisateurs doivent utiliser droits d’auteurs toutes les fois où c’est nécessaire.

V. transparence : afin de préserver la confiance des utilisateurs dans ce travail de mise en commun des données, IN COMMON devra garder les traces du processus de création de la carte, offrir aux utilisateurs un droit de regard sur le processus, et leur permettre d’accéder aux archives (Wiki, Discourse).


In Common Charter Definition
Mise en parallèle des principes d'In Common, avec ceux de l'économie sociale
Mardi en commun 3
In Common Charter Definition
Une matinée en commun (Namur, 2018-06-27)
Roadmap In Common
Notes de la rencontre du 10 octobre 2017
Mise en parallèle des principes d'In Common, avec ceux de l'économie sociale
#2

La charte de BMDE établie par Dewey ASBL peut servir de base à une charte commune pour incommon.cc. Le post ci-dessus est un wiki, vous pouvez donc l’amender à souhait. Cependant il est plus courant de citer la partie problématique dans une réponse à ce sujet afin de discuter les points avant de les modifier.


#3

Ici, on a directement repris les 5 points de la charte BMDE, elle-même inspirée du manifeste “mapping as commons” (Transformap), qui est plus précis : il comprend 18 points au lieu de 5 (les numéros entre parenthèses font référence à ces 16-18 articles). Mais le manifeste “mapping as commons” peut-être trop complexe, et redondant (?). https://discourse.transformap.co/t/mapping-as-a-commons-manifesto/1181. D’où l’utilité de ces 5 articles, qui reprennent l’esprit du manifeste.


Qu'est-ce qu'un bien commun / ressource partagée?
Session de Cartographie Critique du 18 septembre
Roadmap In Common
#4

Al la suite de la discussion du vendredi 21 sept (festiv. Maintenant à LLN), avec HK, Adrian, Mathieu, … je propose de remplacer “1. finalité sociale” par “1. visée de bien commun”. Et, ensuite de préciser ce qu’on entend par là, en reprenant les critères de l’économie sociale :

  • (1) finalité de service à la collectivité (plutôt que de profit)
  • (2) autonomie de gestion : l’association s’administre elle-même, se gouverne par ses propres lois… et dispose d’un haut dégré d’indépendance v/v des pouvoirs subsidiants et des puissances du marché.
  • (3) processus de décision démocratique : les membres du collectif ont un droit de regard sur la gestion de l’association, et prennent une part active aux décisions qui les concernent (“une personne, une voix”).
  • (4) primauté du travail sur le capital : "La formulation de ce principe couvre des pratiques très variées au sein des organisations d’économie sociale : utilisation des excédents pour le développement de l’activité, rémunération limitée du capital, limitation ou absence de plus-value lors de la cession de parts de capital, amélioration des rémunérations et des conditions de travail, répartition de tout ou partie des bénéfices entre les membres associés (usagers ou travailleurs) sous forme de ristournes ou d’autres avantages, mises en réserve pour des investissements futurs, affectation à d’autres projets à finalité sociale, etc. " (voir : concertES)

#5

@mathieu, je viens d’ajouter une bannière sur le site afin d’attirer l’attention de nos collaboratrices et -teurs sur l’urgence d’asseoir les termes de la Charte – et cette discussion. En outre, je vais ouvrir j’ai ouvert un sujet spécifique pour la définition collaborative de la première version de cette Charte qui reprenne les principes évoqués dans ce sujet.

Un éditeur collaboratif est disponible : Charte In Common afin de favoriser l’évolution rapide du document.

Par ailleurs je note que le manifeste Mapping for the Commons a évolué : il faudrait réviser les changements et voir lesquels nous semblent pertinents de mentionner, ainsi qu’une éventuelle dérive du sens qui pourrait affecter notre référence.

P.S.: je viens de réviser les changements du manifeste. Il me semble conforme au premier avec quelques changements cosmétiques. Il est donc souhaitable de le préférer à l’ancien. Cela me fait penser que ce manifeste manque un point crucial qu’adresse incommon : non-seulement l’usage du logiciel libre, mais surtout la production de logiciel libre.


J’ai également ouvert une version en anglais, IN COMMON Charter, dans laquelle j’ai fait de mineures modifications sur l’existant et ai ajouté quelques points. Je laisse tout ça à votre considération et je retourne à mon code. :slight_smile:


#6

Il me semble que ces 5 questions qui sont axées sur le pouvoir complètent plutôt qu’elles ne remplacent les trois affirmations d’introduction: ce que nous partageons, comment nous le partageons et pourquoi nous le cartographions.

J’adresse un peu latéralement la question du pouvoir dans la dernière partie de la version anglaise de la charte :

Cependant il serait bon de pouvoir poser ces questions explicitement dans la charte elle-même, comme une méthode d’interrogation des problématiques autour des communaux…


#7

ok. Pour la présentation des objectifs d’In Common, il me semble intéressant de prendre appui sur “midata.coop” ou sur “data commons coop”. Leurs objectifs sont assez proches des nôtres. Une faiblesse de Data Commons coop : elle garde un flou sur les “activités à finalité sociale” qu’elle cherche à renforcer…

The Data Commons Co-op greases the flow of data between communities in the cooperative, solidarity, new, call-it-what-you-will economy. The co-op not only serves these communities, it is owned by them. The Data Commons Co-op, like a food or housing co-op, is owned by its members. The members have some fundamental differences, and many differences of emphasis and priorities. But like the Judean People’s Front, the Judean Popular People’s Front, the Campaign for a Free Galilee, and the Popular Front of Judea, they have a lot in common. This co-op is a way to share the cost of tending a commons of overlapping data, and realizing the benefits that brings to all.

Mi data, c’est un système de partage de données médicales …

MIDATA enables you to gather all your different health-relevant and other personal data in one secure place.You can decide to share data with friends or physicians or to participate in research by providing access to subsets of your data. In that way you contribute to the development of new treatments for our health


#8

Le 4 octobre, on avait pensé (@how, @natacha) créer un tableau qui reprenne les principes de base de la charte In Common dans la colonne de gauche, et les cas d’application dans la colonne de droite. J’ai un peu simplifié le texte en fusionnant “IV information libre” et “V. transparence” (qui sont un peu redondants). Z’en pensez quoi? L’avantage de limiter à 4, c’est qu’on colle mieux avec les principes de l’économie sociale. Le principe 1 (visée de bien commun) reprend les 4 principes qui permettent de définir les contours de la communauté. Les principes 2, 3, 4 précisent les obligations d’In Common, dans son travail de mise en commun et de mutualisation des données.

incommon.pdf (36.9 KB)


#9

Nouvel essai ; )


#10

@how, @Victor, @fodevaux, @natacha, @anikolaniklum
feedback bienvenu, sur le contenu de la charte


#11

Hello,

Merci Mathieu pour ce travail.

Voici quelques commentaires:

  • Je parlerais d’un réseau belge et pas uniquement bruxellois - on a clairement de nombreux (futurs) partenaires en Wallonie… et au-delà !
  • Je ne comprends pas bien le shift vers l’économie sociale dans la présentation même d’In Common. Au départ, on parlait de biens communs (et de transition), pourquoi se focaliser sur qqch de plus restreint ? Perso, je ne mentionnerais pas spécialement l’économie sociale, et resterais plus inclusif, avec l’utilisation de la notion de “commun” comme dimension centrale du projet.

#12

Merci pour le fb François.


#13

Yo,
Dans l’ensemble je trouve cela vraiment bien, je suis d’accord avec @fodevaux ne pas resteindre communaux et belgique sont ç+ intéressants.

J’ai pas mal de commentaires à faire, j’aimerais les mettre dans le texte, pourrais tu uploader le texte plutôt qu’une image, ainsi je n’aurais pas besoin de le saisir à nouveau? Idealement tu peux ajouter le texte dans le premier post ainsi tous pourront le voir.
xxn.

xn.


#14

Ah, je viens de trouver le texte il est ici: About In Common : Principes de base
Je propose donc cde continuer la discussion à cet endroit


#15

En fait je suis perdue, dans la charte il y a 5 principes et ici 4 seulement et différents, je ne comprends pas toute la partie sur l’information libre a disparu? Je crois au contraire qu’il faudrait la développer dans la charte, peux t on reprendre l’ancienne plutôt, ou le travail avait déjà été commencé.


#16

J’ai consolidé la discussion pour éviter la confusion : tout se passe ici maintenant…


#17

Je ne saisi pas l’intérêt de coller aux principes de l’économie sociale, dans quel but?

Je trouve vraiment problématique de supprimer de la charte la question de l’information libre, il est crucial de parler de logiciel libre dans la charte, il faudrait même développer bien plus la question que ça ne l’est pour le moment.
La transparence est un autre enjeux, il s’agit de rendre transparentes les modalités d’organisation des personnes engagées dans incommon, par exemple comment sont prises les décisions (ex, si quelqun veut supprimer un article de la charte comment prend il cette décision, et comment la communique t il aux autres) des questions importantes doivent être détaillées ici aussi, comment les décision des observateurs sont elles prises à quel moment et conserver et organiser les justificatifs de ces décisions, par exemple.
La transparence et le l’information libre ne sont pas


#18

@natacha, @how, @fodevaux @adrien.louis merci pour les feedbacks, corrections dans le texte. Mat

Principes en matière de rassemblement, gestion et partage des données :

  1. visée de bien commun : les données rassemblées, gérées et partagées concernent les questions de défense et de promotion des communs sur le territoire belge
  2. information libre : ces données sont elles-mêmes un bien commun informationnel (creative commons, licence ODbL et API commun).
  3. indépendance : elles sont prises en charge par des communautés (collect., associations sans but lucratifs, coopératives à finalité sociale…) qui peuvent assurer par elles-mêmes le traitement et la mise à jour des données.
  4. démocratie transparence : InCommon doit être capable de répondre aux questions qui se posent dans tout système à prétention démocratique : quel est le pouvoir des admin? D’où le tiennent-ils? Quels intérêts servent-ils? A qui sont-ils tenus de rendre des comptes? Et, comment peut-on se passer/débarasser d’eux? InCommon doit offrir aux utilisateurs un droit de regard et d’action sur le processus de prise de décision.
  5. solidarité & interdépendance : incommon.cc se base sur un code en logiciel libre (licence AGPL, disponible sur framagit) et des taxinomies ouvertes, pour assurer une forme d’interopérabilité entre différents systèmes d’info et de communication qui adhèrent aux principes de la présente charte.

En bref, on veut faire d’In Common …

  • un outil de défense et de promotion des biens communs
  • un outil libre et indépendant
  • un outil démocratique et accessible à tou.t.e.s
  • un outil solidaire et interdépendant appropriable : susceptible d’être employé par d’autres collectifs solidaires les uns des autres dans leur volonté commune de défendre et promouvoir les communs, face aux vagues de privatisation, d’accaparement ou d’enclosure qui tendent à absolutiser le droit de propriété et à détricoter les droits qui y font barrage.

Et il se trouve que ce sont les principes de l’ES :

  • finalité sociale : visée de service à la collectivité, visée de bien commun,
  • autonomie de gestion : indépendance de la structure (vis-à-vis des puissances du marché, ainsi que des pouvoirs subsidiants)
  • gestion démocratique : 1 personne, 1 voix etc.
  • primauté du travail sur le capital : quelque chose qui ressemble très fort à une abolition (locale) de la propriété privée".

Le champ de l’économie sociale et solidaire inclut à la fois des associations sans but lucratif et des coop à finalité sociale (ou ayant reçu l’agrément CNC) ; c’est-à-dire l’ensemble des organisations qui nous intéressent dans le cadre de dewey maps et InCommon. Ces 4 critères valent ce qu’il valent (certains estiment qu’ils sont trop flous et trop facile à contourner) mais c’est un premier pas permettant de mettre au clair la question “qui on est/à qui on s’adresse?” .


#19

oui sans doute, mais je ne vois pas pourquoi nous ne pouvons pasavoir notre propre charte avec 5 principes incluant le logiciel libre.

xn.


#20

D’autant plus que le terme “appropriable” est ambigu, spécialement dans ce contexte.

Il me semble que “indépendant” et “interdépendant” se complètent bien ; ces deux-là me semblent bien plus importants que “transparent” – pour ma part, je lui préfère souvent l’opacité car la transparence dans une société panoptique reste problématique. L’interdépendance insiste non seulement sur la “réappropriation” par d’autres collectifs, mais aussi sur la solidarité entre collectifs, que ne transmet pas du tout “appropriable”. La liberté et la solidarité ne sont-elles pas plus importante que la transparence, l’‘appropriabilité’ ou même la démocratie ?